Interview mit Cyrille Ntamghe

Cyrille NtamgheApril 2012: Interview mit Cyrille Ntamghe dem Vorsitzenden des CC e.V. Er wurde am 24. September 2011 für zwei Jahre als Vorstandsvorsitzender des CC e.V. gewählt…

Monsieur le Président, je voudrais ici vous dire tous les remerciements de la communauté camerounaise de Stuttgart pour votre disponibilité à répondre à nos questions. Pourriez-vous d’entrée de jeu nous dire en quelques mots qui vous êtes ?

Permettez-moi avant tout de vous dire mes sincères remerciements pour la possibilité que vous me donner de m’adresser à tout ce beau monde qui s’intéresse au Challenge Camerounais d’ Allemagne. Merci à vous aussi pour le très bon travail de promotion que vous faites.

Je m’appelle Cyrille Ntamghe Tagne, âgé de 34 ans, marié, Ingénieur de profession. Je vis et travaille à Cologne et assure depuis le 24 septembre 2011 la fonction de président de l’association Challenge Camerounais e.V.

Existe- t-il des critères requis pour accéder à la présidence de cette association? Et quelles ont été vos motivations pour y postuler ?

L’association Challenge Camerounais e.V. a été créée au lendemain du Challenge 2002 à Karlsruhe dans le but de mieux préparer et coordonner les activités de ce grand mouvement qui au fil des années depuis sa création en 1992 a eu le mérite de toujours  rassembler une masse importante de personnes. Les membres du Challenge Camerounais e.V. sont des associations camerounaises des villes allemandes qui sont chacune représentée à l’Assemblée Générale par deux délégués. Ces derniers ont la lourde tâche tous les deux ans d’élire cinq membres du bureau directeur parmi lesquelles un président. Les candidats à la présidence doivent être investit par une association membre, être âgé d’au moins 26 ans et « bien connaître » le Challenge Camerounais.

Ma motivation de m’engager comme président du Challenge Camerounais réside dans un premier temps dans ma grande volonté d’apporter ma modeste contribution à l’édifice de ce grand mouvement qui donne un visage à la communauté camerounaise d’Allemagne et qui permet à chacun de nous de s’identifier à cette communauté. Plus loin je vois des chances réelles d’insuffler au Challenge Camerounais pendant mon mandat un souffle nouveau pouvant lui permettre d’avancer considérablement sur la voie de l’excellence.  

En quoi consiste votre fonction ? Quels ont été les priorités et les défis à relever jusqu’ici en tant que Président du Challenge Camerounais ?

Le Bureau Directeur du Challenge Camerounais e.V. a la lourde tâche de mener les activités de l’association afin d’atteindre les objectifs fixés par l’Assemblée Générale. La bonne organisation de l’Event de chaque année, tout comme la gestion administrative et la recherche des sponsors et partenaires en font partie. Nous bénéficions pour cela du soutien très significatif de plusieurs personnes organisées en commissions. Qu’il me soit d’ailleurs permis de saisir cette occasion pour adresser mes sincères remerciements à toutes ces personnes qui travaillent comme les membres du bureau directeur de façon bénévole. En tant que président, je suis à la tête de toute cette équipe et représente officiellement l’association.

Le  tout premier défi au lendemain de mon élection a été  celui de la redynamisation des organes du Challenge Camerounais dans le but d’arriver à une motivation de toutes les forces vives (délégués, membres des commissions, membres du BD,…) afin que notre association puisse profiter entièrement de la disponibilité, l’engagement et l’expérience des personnes de bonne volonté qui veulent bien la servir.

Véhicule- t-il un message précis aux compatriotes qui vivent sur nos terres natales ?

 A travers nos actions au sein du Challenge Camerounais, nous voulons entre autre encourager nos compatriotes à œuvrer pour la chose communautaire. L’engagement social et la recherche de l’excellence ne contribuent pas seulement à l’épanouissement des individus mais représentent aussi des éléments essentiels de lutte contre le sous développement.

Comment le Challenge Camerounais peut-il concrètement contribuer à atteindre son objectif majeur qu’est le développement du Cameroun ?

Comme je le disais déjà plus haut, la culture challengiste qui consiste à s’investir de façon bénévole pour le bien de la communauté est un atout essentiel dont a besoin toute société en quête de développement. La masse humaine qui y participe et la diversité des activités du Challenge Camerounais font de lui une plate forme par excellence de discussions, de partages et d’échanges autour des thèmes divers parmi lesquelles la création des richesses et la lutte contre la pauvreté au Cameroun.

Quels sont concrètement les défis à court et long termes du Challenge Camerounais?

Pour bien comprendre le Challenge Camerounais, il est important d’analyser profondément le nom très significatif que ses pères fondateurs lui ont donné : « DEFI ». Le défi permanent de ce « DEFI » est donc celui de le maintenir au moins au niveau que nous connaissons aujourd’hui. Le plus important ici étant de garantir la pérennité de cet évènement qui donne un visage à la communauté camerounaise d’Allemagne. Il n’en demeure pas moins que les actions d’ordres sociales et caritatives au profit des personnes dont les moyens de survis sont presque inexistantes sont à l’ordre du jour.

A long terme, la création et la bonne gestion des structures d’investissement comme la Cameroon Diaspora Development Cooperative (CaDiDeC) et l’amélioration des partenariats avec les organismes et entreprises locales concrétiseront nos actions vers le Cameroun et justifieront notre grande volonté à participer activement au processus de développement de notre cher et beau pays. 

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans l’évolution du Challenge Camerounais depuis sa création en 1992 ?

Le fait le plus marquant à mon avis dans l’évolution du Challenge Camerounais depuis sa création réside dans sa capacité à diversifier ses activités. Au début à caractère essentiellement sportif, ces activités sont aujourd’hui d’ordre culturel, social et économique. Elles sont chaque année minutieusement préparées par les organisateurs et font l’objet d’un mélange savamment dosé qui faitt du Challenge Camerounais un évènement unique en son genre.

Avez-vous une préférence pour l’un des programmes proposés par le comité d’organisation du Challenge de Stuttgart ? Si oui, lequel et pourquoi?

Le « Business Plan Award » et la « bourse de l’emploi » proposés cette année dans le cadre des activités du Business and Social Forum s’attaquent à l’un des problèmes de l’heure au sein de la communauté camerounaise d’Allemagne : celui de l’occupation des jeunes. A travers l’existence de ces activités, le Challenge Camerounais fait face à ses responsabilités et nous espérons que les challengistes sauront saisir les opportunités qui leurs sont ainsi offertes.

Y a-t-il une discipline ou activité que vous auriez bien aimé voir introduite dans cette édition de CCStuttgart2012 ? Si oui, laquelle ?

Un concours de danses traditionnelles peut-être (rires) afin de matérialiser d’avantage la richesse et la diversité de la culture de notre pays.

Le programme du CCStuttgart2012 est assez garni et je pense objectivement que chacun trouvera son compte.

Quels souvenirs gardez-vous des éditions précédentes du Challenge Camerounais?

Mes souvenirs des précédentes éditions du Challenge Camerounais sont dans l’ensemble très positifs. Les émotions que vivent les sportifs et les challengistes à travers les retrouvailles et les nouvelles rencontres n’ont pas de prix.